Une religieuse ursuline de la Nouvelle-Orléans, la sœur Saint-Louis-de-Gonzague écrit le 2 août 1908 : « En la fête de l’Annonciation mercredi 25 mars 1908, j’ai eu le privilège d’assister à une émouvante conférence sur les martyres de Bollène, donnée dans l’enceinte de l’ancien et historique monastère des Ursulines de la Nouvelle-Orléans, par Monsignor Meffre, illustre Prélat Romain et Protonotaire Apostolique. Les détails touchants de la mort héroïque des 32 religieuses guillotinées à Orange en juillet 1794, m’impressionnèrent vivement. Mais la pressante exhortation du Prélat à faire une neuvaine en l’honneur des Saintes Martyres me toucha encore plus profondément, car il y avait des années que je priais pour la conversion de mon père, sans pouvoir obtenir cette grâce si ardemment désirée ». La religieuse poursuit « ce fut le samedi 2 mai, jour anniversaire de l’emprisonnement des martyres de Bollène, que mon père se rendit à l’église paroissiale pour se préparer à la confession. Lui qui n’a jamais fait une visite de plus de dix minutes à qui que ce soit, resta trois quarts d’heure devant le Très Saint-Sacrement, se préparant à la confession… Maintenant, il assiste à la Sainte Messe tous les Dimanches, s’agenouille matin et soir pour sa prière, et est entièrement converti de toutes les manières ».
La sœur Saint-Louis-de-Gonzague explique de manière touchante comment elle eût recours à l’intercession des religieuses martyres : "je commençai immédiatement une Neuvaine de Dimanches en leur honneur, récitant le Pater, l’Ave, et le Gloria Patri, invoquant individuellement les 32 religieuses et terminant par la prière suivante : Daignez, Seigneur Jésus, manifester par des signes, le crédit dont vos servantes jouissent auprès de Vous dans le Ciel, et hâter le jour où nous pourrons leur rendre le culte public de notre vénération Et de conclure : « Ces vénérables Martyres (...) plaidèrent ma cause avec succès, et m’obtinrent promptement la précieuse grâce pour laquelle ma vénérée Mère avait prié pendant trente ans... »
Les religieuses de cette même communauté attestent qu’elles firent une neuvaine pour la santé de leur supérieure « dont la faiblesse augmentait de jour en jour, malgré les soins intelligents et dévoués du médecin et des infirmières », or « avant la fin de la 1re neuvaine, un mieux sensible s’était déjà fait remarquer ; nous en commençâmes une seconde, et depuis le mieux est allé en s’accentuant, de sort que notre Mère est maintenant, on peut le dire, en pleine voie de guérison » (Archives du Diocèse d’Avignon, cotation provisoire 206-683).
Grâces obtenues par les bienheureuses martyres…
9 février 2025
